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Perle Philo. #11 : Révolution juridique, économique et financière



Pour trouver les sens des maux, cherchez peut-être l’essence des mots.


Dans les perles philosophiques précédentes, nous avons redéfini clairement les besoins fondamentaux d’un être humain responsable (post#2) lorsqu’il est relié en confiance, sécurité et sureté à sa conscience supérieure créatrice (post#4).

De l’observation des philosophes pythagoriciens que nous sommes, les humains sont fondamentalement venus sur Terre pour aimer, créer et connaître les vérités de ce monde (post#6). Selon notre expérience, toutes les autres façons d’être sont immanquablement vouées à l’échec, et nous contraignent à cette quête individuelle du libre arbitre véritable (post#3) obtenue dans la connexion spirituelle à l’autorité première de notre Créateur à laquelle nous obéissons (post#1).

Nous constatons, quand les humains ont dépassé le simple fait d’être une personnalité, et qu’ils ont recouvré leur vraie souveraineté (post#7), qu’ils ont principalement à cœur de déployer la non-violence (post#10), l’amitié, l’amour et la compassion (post#5).

A ce moment-là, entre eux, ils ont la potentialité de bâtir un modèle de société basé sur les nouveaux droits de l’Homme Créateur-créature (post#8) et de créer de nouveaux systèmes politiques appropriés pour manifester leur dimension sacrée (post#9).

Voilà ainsi un nouveau socle positif, dont nous avons déjà parlé dans l’ouvrage « La Bonne Nouvelle » (2019, Editions Croix du Salut), un socle qu’il est possible de bâtir dès à présent si chacun se mobilise pour sa construction. Seulement, la réalité actuelle ne ressemble de facto pas du tout à cela dans nos sociétés, du fait de l’existence d’un système économique, juridique et financier contradictoire avec la nature humaine.


Dans le contexte de la crise enclenchée par la présumée pandémie du coronavirus, l’état des économies mondiales s’aggrave de plus en plus chaque jour. En effet, il semble plonger dans une dangereuse sphère déflationniste, pour arriver à une percée brutale de la bulle spéculative et irréaliste des actifs financiers par rapport au volume financier de l’économie réelle. On ne peut que penser à la fameuse « stratégie du choc économique », chère à Milton Friedman, et de toute apparence voulue par les tenants du monde financier globaliste actuel, qui se déroule de nos jours sous nos yeux.

N’existe-t-il pas d’autres solutions économiques et financières viables que l’habituelle stratégie d’austérité budgétaire maquillée en fausse relance économique ? Celle-ci ne va-t-elle pas encore plus saigner les ménages et les entreprises pour conduire à terme les êtres humains vers une société de contrôle et d’esclavagisme sans fin ?

Répondre à ces questions est le défi que nous lançons dans cette perle philosophique. Nous allons esquisser ici des propos en restant au plus près des lois de la nature humaine, du bien-être et de l’art de vivre, qui sont les moteurs de toute philosophie réelle qui se respecte.


I La crise économique va s’aggraver en France comme ailleurs

Un cataclysme économique mondial est sur le point de survenir en 2021. Voilà en résumé l’état de la situation :

-Moins d’un tiers de l’appareil productif français a été arrêté en 2020 induisant un fort ralentissement de l’offre.

-Pendant les périodes de confinement et les couvre-feux imposés en 2020, les consommateurs ont arrêté de consommer, d’où un fort ralentissement de la demande.

La conséquence a été une chute de 10% du PIB en 2020. Quand on la conjugue avec : un arrêt de la croissance depuis environ 10 ans, une inflation stoppée depuis plus de 5 ans (inflation de moins de 1.5% en 2020 alors que le gouvernement en souhaitait une d’au moins 2%) [NB : un peu d’inflation (4%) allège le poids de la dette pour les débiteurs et pénalise les créanciers], une importante dette privée (130% de dette privée par rapport à 100% de dette publique, et une évolution en 2021 à 150% contre 120%), et un effondrement de la vitesse de circulation de la monnaie, on obtient la création d’une déflation. Aujourd’hui UNE DEFLATION est désormais bien installée (pour information, le Japon ne se sort toujours pas de 25 ans de déflation, et en 2020, ils ont 250% du PIB en dettes publiques ; la France a elle 120 à 125% du PIB en dettes publiques en 2020 et l’Italie 165%, tout en s’acheminant vers le seuil critique de décrochage de 180% en 2021).

Dans un système déflationniste, les citoyens attendent que les prix baissent pour se lancer dans l’investissement. Le fait qu’il n’y ait plus d’achats et plus d’investissements, entraîne une baisse des prix et augmente encore plus la tendance déflationniste.

Le résultat premier de cette déflation est par exemple la hausse de plus d’un million de chômeurs en France en un an, avec un passage de 3 à 4 millions de personnes inscrites au chômage. Avec en plus un phénomène de procrastination, de dépression forte et de coma léthargique global, l’estimation grimpe à 5 millions de chômeurs fin 2021 en France…


-Les actifs financiers ne se sont jamais aussi bien portés : Exemple : le bilan financier de la FED a augmenté de 3200 milliards de dollars en 43 semaines de 2020 !

En conséquence, nous observons un décrochage colossal entre l’économie réelle et l’évolution des actifs financiers, ainsi qu’un risque majeur de krach boursier à suivre lorsque la « bulle financière mondiale va exploser ». C’est pourquoi, toutes les politiques monétaires actuelles visent à repousser ce moment de crise, pourtant inévitable, en soutenant encore plus les actifs sur les marchés financiers. Cela pour éviter une crise similaire à celle des « subprime » de 2008 aux USA, aux dépens de l’économie réelle. Car la nature de la déflagration risque fort d’être celle de 2008 mais puissance 10, d’autant qu’aucune volonté de mise en place de mécanismes de sécurité ou de régulation efficace des marchés n’a été entreprise depuis lors, même si le système bancaire a été contraint de réguler certaines de ses pratiques. Au contraire, le système bancaire a cherché à créer des institutions financières parallèles, non bancaires, pour échapper au contrôle : le « shadow banking ». Ainsi, ces institutions, tout comme le high frequency trading, les dark pools, le marché de gré à gré des transactions financières qui ne passent pas par des chambres de compensation, font courir de très grands risques à la sphère financière en cas de krach boursier. De plus, les chambres de compensation bancaires, parce qu’elles ont été privatisées et soumises à la compétition de la concurrence, ont dû réduire leur airbag de sécurité en cas de crash financier. Autrement dit, la situation est encore plus incontrôlable qu’avant, et un « Armageddon » financier approche. Le contexte actuel semble montrer que d’une part, de grosses institutions financières vont inévitablement faire faillite, et que d’autre part l’Etat français ne sera pas capable de solvabilité en matière de garantie publique sur les comptes de dépôts (une garantie plafonnée à 100 000 €).

Comme les particuliers n’ont plus confiance dans leurs banques (au nombre de quatre grands conglomérats en France : BNP-Paribas, Crédit Agricole, BP-CE-Natexis, Société Générale), ils vont chercher à rapatrier leurs économies pour ne pas dépendre des banques en faillite.


LA CONSEQUENCE MAJEURE est la suivante : pour éviter le chaos généralisé, puisque l’explosion de la bulle financière devient inévitable, la stratégie des hommes politiques prônant un gouvernement mondial a été d’absolument empêcher les particuliers et les entreprises de s’échapper du pouvoir des banques. De ce fait leur plan est le suivant :

1/ obligation de suppression de la monnaie en espèces pour aller vers une monnaie numérique ;

2/ taxation directe plus forte des particuliers et des entreprises ;

3/ création d’un gouvernement mondial dirigé par les tenants de quelques grandes banques centrales du monde (une caste de quelques milliardaires fortunés est de toute évidence derrière cette planification).


Seulement, pour réussir à faire passer la pilule du remède de choc à appliquer, la nécessité de trouver un moyen d’emmener une population mondiale vers une unique solution imposée s’est avérée indispensable. C’est en fait le scénario « Lock Step » de la fondation Rockfeller qui en a fixé les modalités en 2010.

Le scénario suggéré dès 2010 débute ainsi par la création d’une pandémie virale bien organisée afin de contrôler les populations à l’aide de tous les outils numériques disponibles. Cela ne vous rappelle rien… ?

Ce scénario favorise à la fois la création d’un écran de fumée pour faire croire à la population mondiale que la crise économique provient de cette pandémie virale, et à la fois permet le gonflement encore plus grand des actifs financiers par rapport à l’économie réelle pour que les financiers puissent se préparer encore mieux à la phase d’après, c’est-à-dire à celle du choc de l’explosion inéluctable de la bulle financière mondiale qu’ils ont eux-mêmes créée.

Voyons maintenant cette fameuse stratégie du choc que cette pseudo-élite a programmée de manière quelque peu diabolique.



II « La stratégie du choc » économique est en cours

(cf. le film documentaire de Naomi Klein sorti en 2010, relatant cette stratégie et cette façon de procéder provenant du monde capitalistique, obéissant aux thèses économiques de Milton Friedman qui s’avèrent aujourd’hui bien fallacieuses)


A première vue, cette stratégie du choc semble une thèse élaborée par des économistes en manque d’imagination créatrice. Mais lorsque nous prenons conscience de la réelle volonté hégémonique de l’oligarchie financière qui contrôle la planète avec une stratégie du droit commercial et maritime anglo-saxon, force est de constater que la stratégie du choc est la réponse à un cahier des charges demandé. Dans tous les cas, nous faisons face à une thèse économique totalement découplée des lois de fonctionnement de la nature.


Cette thèse est la suivante :

- II-1 Bâtir un programme d’austérité pour limiter la dette publique

C’est le pire scénario possible.

En effet, le secteur privé, pour se désendetter va devoir vendre encore plus d’actifs à ces financiers, par exemple en continuant d’accélérer la privatisation de grandes entreprises. Ainsi en France, après Air France, EDF, Aéroports de Paris, le réseau autoroutier, ce sera le tour des routes nationales françaises, des hôpitaux publics, etc. d’être vendus au plus offrant.

En faisant cela, les entreprises vont récupérer du cash pour payer leurs dettes et chercher à réinvestir. Si toutes les entreprises sont contraintes par la loi du marché de se désendetter pour survivre en récupérant 10% par exemple de leur dette, on peut imaginer qu’elles puissent avoir l’opportunité de rebondir. Mais il existe un problème majeur à cela. En période de déflation, les prix baissent encore plus vite puisqu’il n’existe plus assez de demande. S’ils baissent de 15 % par exemple, la dette déflatée de l’inflation négative augmente encore de 5% ! Le secteur privé se trouve donc dans la situation pernicieuse où il ne peut pas investir, et où il doit encore faire des coupes sombres dans ses budgets de fonctionnement, dans ses effectifs. L’austérité se met à augmenter et l’offre continue de diminuer. Et la déflation s’installe encore plus. La crise des années 1930 a conduit à une déflation de cette nature, et elle n’a pu être surmontée que par une stratégie du choc organisée sous la forme de la seconde guerre mondiale. Inutile de dire que cette stratégie s’est avérée éminemment destructrice pour tous les humains et le vivant de cette époque.


Le secteur public, quant à lui, fait semblant de tenter une relance, ou de faire croire à un plan de relance, alors qu’en réalité c’est un plan de grande austérité qui est, lui aussi, en train d’être planifié. Par exemple, très concrètement, le plan actuel de relance de Mr Macron de 100 milliards d’Euros s’avère être un faux plan de relance. En effet, seuls 30 milliards sont censés servir à la soi-disant relance (30 milliards sont les budgets déjà prévus pour soutenir des entreprises nationales, comme 4 milliards à la SNCF, et 40 milliards viennent de l’Union Européenne qui a décidé de financer un plan de relance de 750 milliards à l’échelle européenne en juillet 2020. Mais pour ces 40 milliards qui devront être remboursés, la France va être dans tous les cas perdante puisqu’elle a accepté de payer plus qu’elle ne va recevoir pour aider l’Italie et l’Espagne, pays eux-mêmes en grande difficulté et au bord de la rupture). Donc d’un côté, 30 milliards vont être consacrés à relancer l’économie en 2021, et de l’autre côté la France vient de perdre en 2020 10% de son PIB, soit 230 milliards. Conclusion : peut-on vraiment affirmer qu’il s’agit d’un plan de relance ? N’est-ce pas plutôt un super méga plan d’austérité puisqu’il va falloir trouver 200 milliards de plus sur le budget de fonctionnement de l’Etat ? Et de ce fait, le gouvernement va être encore plus dans l’obligation :

1/ de vendre les actifs de ses entreprises françaises aux financiers internationaux qui n’attendent que cela pour avoir la mainmise totale sur l’économie de notre pays.

C’est à une inéluctable destruction du système économique français patiemment construit après guerre auquel nous assistons aujourd’hui. Et ce processus de démantèlement est également valide dans la plupart des pays du monde.

2/ d’augmenter sa dette publique encore plus, pour passer des 120 à 125% du PIB actuel, à plus de 135%, tout en sachant que le PIB continue en plus à baisser, et que la dette quant à elle monte, donc que le ratio dette publique sur PIB s’envole !


- II-2 Contrôler encore plus les Françaises et les Français quand l’économie du pays s’écroule pour éviter le chaos politique. Le mécanisme ici envisagé est une récupération de type fasciste ou populiste, basée sur la haine de tout ce qui peut être étranger à une forme d’identité nationale à géométrie variable.

C’est une vision parallèle à celle de la montée du nazisme dans les années 1930. D’où l’intérêt d’un traçage subtil de la population dans ses moindres faits et gestes, de la mise en place d’un passeport faussement appelé sanitaire qui a pour objectif d’encore mieux contrôler le peuple et de lui ôter toute liberté de mouvement. Cela explique les raisons de création et d’agitation des peurs les plus archaïques chez l’homme avec un pseudo-virus pour mieux tenir les citoyens sous la coupe prétendue protectrice d’un Etat présenté comme fort et dominant.

D’où l’intérêt d’introduire des technologies d’asservissement des humains pour les transformer définitivement en robots dociles au service d’une société marchande, comme par exemple en se donnant le pouvoir de contrôler la pensée humaine et/ou les émotions avec la mise en place d’implants (par exemple le Neuralink d’Elon Musk) ou en utilisant des bandeaux crâniens mesurant l’électro-encéphalogramme de chacun et interfacés par la technologie micro-onde 5G avec une intelligence artificielle reliée à l’ordinateur étatique central.

D’où l’utilité pour un Etat de créer des attentats sous faux drapeau ciblés et calibrés pour cultiver la peur d’un terrorisme extérieur, de générer des peurs sur des prétendues dérives sectaires pour tout ce qui est de l’ordre d’une proposition alternative qu’elle concerne le domaine politique, l’économie, les énergies alternatives, la santé, la spiritualité etc.

- II-3 Démanteler le système de gestion de l’épargne française

L’objectif est d’encore mieux contrôler les finances de tous les citoyens et de les forcer à obéir s’ils cherchent à se rebeller. Comment aboutir à cela ? En privatisant tout simplement la Caisse des Dépôts des Consignations, et en introduisant la monnaie numérique en remplacement du cash et des monnaies locales.

Quel est le motif invoqué pour ce démantèlement ? Annoncer que l’Etat français n’est plus en mesure d’assurer la garantie sur les comptes de dépôts, et en conséquence demander au secteur privé capitalistique de le faire à sa place.

- II-4 Baisser les allocations chômage, retraite et santé

Ceci pour faire face à l’afflux de chômeurs, de personnes malades, et d’un plus grand nombre de retraités, afin de fonctionner au moins à enveloppe financière constante. Quel est alors le motif de solidarité invoqué ? Que dans le contexte de forte hausse des demandeurs en difficulté, sauver tout le système en maîtrisant les dépenses oblige à réduire le montant des aides diverses.

Ce modèle économique concrètement déployé en ce moment sous nos yeux est un désastre pour le devenir de l’humanité actuelle. Il conduit à un esclavagisme inégalé des êtres humains dans leur histoire, et à la réduction drastique de la population mondiale.

Non seulement c’est catastrophique, mais en plus si c’est effectivement organisé de façon délibérée par quelques uns, cela devient un génocide prémédité !

Ce modèle économique est le reflet de l’incompétence des économistes, de leur découplage total par rapport à ce que ce sont les lois de la nature humaine découvertes par exemple dans la philosophie initiatique pythagoricienne.

Comme l’évoque très justement en substance l’économiste Gaël Giraud (professeur au CNRS, Président de l’Institut Rousseau, spécialiste du lien économie climat, ancien chef économiste en chef de l’Agence d’économie et de développement entre 2015 et 2019, prophète de la sobriété et prêtre jésuite), les physiciens disent : « Vous, les économistes vous nous racontez des contes de fées. Vous vivez dans un monde dans lequel on n’a pas besoin de matière et d’énergie pour créer du PIB, et dans un monde dans lequel on n’a pas de dégradation d’énergie. En faisant cela dans 99.9% des modèles macro-économiques, vous violez déjà les deux principes de base de la thermodynamique, qui sont la loi de conservation d’énergie et celle de l’augmentation de son entropie ».


L’économie est par conséquent une science à rebâtir d’urgence en tenant compte des lois de la physique (lois de la thermodynamique, lois de physique du chaos, lois du piégeage d’énergie localisé dans les isolants), de la biologie (lois des cycles biologiques, champs biophysiques de Pinel, lois d’homéostasie), de l’écologie (8 lois de renouvellement en mode décroissant : réévaluer, re-conceptualiser, restructurer, redistribuer, relocaliser, réduire, réutiliser, recycler), de la philosophie (lois spirituelles explicitant la nature humaine et sa quête sur Terre) et des véritables sciences politiques telles qu’elles étaient enseignées à l’école pythagoricienne à Crotone, en Italie, il y a 25 siècles.

Certes, en tant qu’ami de la sagesse je souscris pleinement à la proposition de Gaël Giraud de créer très rapidement des centres de recherche interdisciplinaires en la matière. Mais il est impossible de vouloir réformer l’économie si le droit n’est pas révisé en conséquence. Comme nous le dit très bien en substance Valérie Bugault (docteur en droit, analyste de géopolitique juridique) avec son think tank ou cercle de réflexion de révolution législative et économique (Ecole de droit alternatif « RévoluDroit »), pour bâtir des stratégies hautement coordonnées et efficaces afin de résoudre les problèmes mondiaux urgents qui sont enracinés jusque dans le corps social et dans le langage du mensonge tel que perpétré depuis des siècles, il va nous falloir révolutionner le droit européen. Le droit anglo-saxon a pris le dessus sur le droit continental depuis des siècles. Cela a conduit à bâtir des systèmes politiques mondiaux d’origine britannique quasi-exclusivement au service d’une imposture dictatoriale financière, et non au service de l’humain comme le droit commun devrait le définir. Pourtant, c’est ce droit commun, réellement au service de l’organisation de la vie en société qui devrait prévaloir. Dans cette religion mondiale du culte de l’argent tout puissant « In trust we believe ! », Valérie Bugault met, elle aussi, en évidence la réelle volonté hégémonique radicale d’une oligarchie du capitalisme qui effectue sa mutation vers une dictature verte sans contre-pouvoirs. Par l’anonymat, la création de conglomérats économiques monopolistiques dirigés par la haute finance, l’opacité des responsabilités (la destruction du lien entre pouvoir et responsabilité et le dégagement des responsabilités du décideur), le droit international est devenu un droit essentiellement financier et commercial. Cette évolution doit cesser de toute urgence. Selon Valérie Bugault, il faut faire disparaître le droit commercial et le droit administratif pour ne garder que le droit civil.

Réformer le droit pénal en totalité est également indispensable (NB : surtout en tenant compte des lois de victimologie définies par l’approche philosophique pythagoricienne, qui constituent une véritable révolution en matière juridique). Il n’y aurait ainsi au final qu’un droit continental à réhabiliter en tenant compte des lois naturelles, celles qui sont au cœur de la philosophie initiatique.

Voilà pourquoi, étant surtout détenteurs des sciences manquantes à celle de l’économie et du droit, les philosophes pythagoriciens sont probablement les plus à même d’aider les économistes et les juristes à mettre en place des solutions innovantes adaptées à notre société en phase de chaos.


III Les solutions possibles

Les solutions en matière de droit et d’économie ne peuvent venir que d’une écoute des vrais besoins de l’homme, en osant sortir des mots vides de sens grâce à l’approche philosophique.

Il convient de partir d’un Etat fort capable de soutenir cette fois-ci ses citoyens, au lieu de chercher à en réduire le nombre par une mauvaise gestion de la maladie, ou au lieu de les livrer en pâture aux financiers dans un asservissement actuel sans fin et indigne de la réelle condition d’être humain.

Il s’agit certes de réaliser un grand alignement économique, mais d’avoir aussi une forte capacité d’adaptation au contexte impératif d’évolution écologique de cette société/humanité puisque les ressources de la planète sont de plus en plus limitées et que la croissance démographique et économique vient perturber la donne et l’équilibre fragile du vivant. C’est cette fois-ci non pas la base du scénario « Lock Step » de la fondation Rockfeller que nous sommes en train d’expérimenter actuellement, mais plutôt le scénario « Clever Together » (Intelligents Ensemble) qu’il conviendrait d’installer. A la nuance près qu’il est également impératif de tenir compte de l’être humain en valorisant sa dimension spirituelle de Créateur dans un projet d’art de vivre sacré et de véritable bien être sociétal, sans contreparties pour lui-même et pour son entourage.


Un type de programme de reconstruction sociétale a déjà été défini dans l’ouvrage « Objectif Bien-être » en 2009 (Editions Exergue, groupe Tredaniel). Et même s’il demanderait d’être quelque peu actualisé, ses propositions demeurent globalement valides. Nous terminions cette thèse de programme politique du bien-être en 2009 par l’observation de l’imminence d’un chaos planétaire généralisé et par la mise en place de stratégies précises pour y faire face. Douze ans plus tard, nous nous trouvons confrontés de plein fouet à la réalité de ce chaos.


III-1 L’annulation de la dette auprès des banques centrales comme la BCE (Banque Centrale Européenne)

Depuis 2009 à cadence modérée, et depuis 2015 de manière quasi-systématique, la BCE rachète des titres de dettes publiques de pays européens émises par les Etats membres auprès des banques privées commerciales. Sous la forme de bons du Trésor émis sur les marchés secondaires, la BCE allège le fardeau de la dette des pays européens, avec jusque-là une demande de remboursement à tenir sous la forme de la récupération des intérêts sur cette dette.

Mais lorsque cette dette devient insoutenable, comme dans l’exemple de la dette italienne actuelle qui s’apprête à atteindre en 2021 le seuil de 180% du PIB, ce seuil déjà atteint par la Grèce lors de la crise en 2010, une autre stratégie que l’austérité se doit d’être employée. L’exemple grec l’a démontré : le plan d’austérité drastique qui a été imposé aux grecs n’a rien changé aux 180% du PIB en taux d’endettement qui sont toujours présents aujourd’hui ! Et comme l’influence de la Grèce ne compte que pour 3% du PIB européen, le résultat sur la stabilité de l’Europe ne s’est par conséquent pas trop dégradé. Mais que dire concernant la 3ème économie européenne qu’est l’Italie ? En sera-t-il de même ? Rien n’est moins sûr.

Le fait que la BCE rachète les titres de dettes publiques des Etats offre le gros avantage aux banques commerciales de les délester d’un fardeau, celui du risque de non solvabilité d’un Etat. En conséquence, ce système enrichit les banques commerciales qui prennent une commission au passage. De plus, la politique de taux d’intérêts des banques commerciales reste avantageuse puisqu’il existe moins de risques pour elles, sachant qu’au final c’est la BCE qui supportera les pertes. Sauf que la BCE n’est pas une banque comme les autres. Certes, les banques commerciales et les banques centrales émettent de la monnaie ex nihilo, mais les banques privées ne peuvent pas créer de la monnaie pour se sauver elles-mêmes.

Alors que la BCE, la FED (Réserve fédérale américaine, réunion d’un conglomérat particulier de grandes banques privées), la BRI (Banque des Règlements Internationaux à Bâle, la banque centrale des banques centrales dans le monde réunissant dans les actionnaires de sa société anonyme uniquement 60 banques centrales du monde dont la BCE) le peuvent en se recapitalisant elles-mêmes. Par un simple jeu d’écriture, la BCE peut donc annuler, si elle le souhaite, la totalité de la dette d’un pays qui lui aurait confié ses bons du Trésor. Autrement dit, comme la dette de la BCE est une dette que les peuples ont vis-à-vis d’eux-mêmes, que l’argent que la BCE prête n’est pas de l’argent économisé mais de l’argent créé de toutes pièces par une ligne de commande informatique, la dette peut tout simplement être annulée lors d’une convention à établir entre tous les Etats membres. Cela par exemple allégerait de 420 milliards d’euros la dette française qui pourrait se situer alors aux alentours de 2400 milliards en 2021. Cela ferait donc un sixième de la dette en moins, ce qui serait non négligeable pour permettre une véritable reprise des investissements, surtout s’ils sont dirigés dans le sens d’un programme écologique fort.

Ensuite, en juillet 2020, l’Allemagne, prévoyant le chaos italien à venir, a décidé d’influencer politiquement la BCE pour qu’elle crée une dette communautaire en Euro-Bonds pour financer le pseudo-programme de relance de 750 milliards d’euros. Cette dette pourrait aussi être annulée, ce qui allègerait l’Etat français de 40 milliards supplémentaires.

Une seule condition est à garantir pour que la BCE annule cette dette : celle de redevenir dépendante d’un pouvoir étatique et non politique, mais de type Sophicratie® (post#10), et non indépendante comme elle l’est depuis la seconde guerre mondiale. Car jamais les mesures d’austérité appliquées à la Grèce par les tenants majoritaires allemands de la BCE n’auraient été validées si elles avaient été votées par la totalité du parlement européen.

Il convient donc de revenir sur la décision à terme désastreuse des présidents Pompidou et Giscard d’Estaing de sortir du giron d’une banque centrale étatique en 1973, la Banque de France, pensant à tort au risque que chaque pays puisse tout s’autoriser en créant des abus et des instabilités monétaires.

Le problème majeur issu de la création de la bulle spéculative incontrôlable des actifs financiers actuels vient de cette seule décision-là. Les gouvernants des pays du monde entier ont accepté de se mettre en dépendance d’un cartel de 25 grandes banques privées au lieu de renforcer le pouvoir de l’Etat, comme Napoléon Ier l’avait voulu initialement en 1806. Aujourd’hui, la BCE vend la monnaie environ au tiers de sa valeur à ce cartel qui la revend ensuite à des grandes institutions privées, en prenant au passage un pourcentage non négligeable, lesquelles à leur tour vont ensuite vendre cette monnaie à un taux de 14 à 15% aux Etats sous forme d’argent dette. Et ainsi la dette du pays n’aura de cesse d’augmenter. En procédant ainsi, l’effort productif national de chaque acteur d’une société se retrouve systématiquement confisqué par ces grandes banques au lieu de servir les réels intérêts de l’Etat et de tous les citoyens.

Cette gabegie doit cesser. Les banques centrales doivent à nouveau être connectées aux Etats tout en étant indépendantes, autant des banques que des partis politiques. Un Etat, s’il souhaite devenir fort, émettra ensuite des emprunts d’Etat auprès des particuliers pour construire son pays sur des axes bien déterminés, comme ceux d’un bien-être global et durable par exemple. Avec ces emprunts d’Etat il financera l’outil productif. Cela créera de manière bénéfique un peu d’inflation et la machine productive sera lancée sans former de bulle spéculative. Les acteurs de la nation, au lieu de servir l’économie du virtuel avec les grands banquiers comme cela existe aujourd’hui, serviront à nouveau l’appareil productif ancré sur le réel. Ainsi, l’Etat, par le biais de sa banque centrale, aura la responsabilité d’être garant de la stabilité monétaire en étant indépendant des grandes banques privées comme des partis politiques. Ce dispositif devra être à nouveau réécrit dans la Constitution.

Pour aller dans cette direction, la première décision politique collégiale majeure à prendre est donc bien l’annulation des dettes par intervention des banques centrales.

Selon l’avis de la BRI, une banque centrale peut faire des pertes sur ses fonds propres (en général évalués à 3% du bilan, mais le plus souvent estimés à bien moins que cela, comme pour la BCE qui n’a que 10 milliards de fonds propres), puisqu’elle se recapitalise elle-même. Ce faible capital de fonds propres est utile comme une sorte d’airbag de protection en cas de choc économique brutal et soudain.

Le seul inconvénient d’une annulation de la dette européenne serait d’ordre politique, puisque cela pourrait être mal vu par rapport à la crédibilité de la seule monnaie Euro. Mais, compte tenu du contexte de crise mondiale, d’autres pays pourraient être à même de procéder au même réajustement, à condition de respecter un panier d’équilibre des monnaies mondiales au préalable. A noter cependant, que l’annulation des dettes constitue une étape indispensable mais insuffisante au redémarrage de l’économie mondiale. D’autres mesures s’avèrent en effet tout aussi indispensables.


III-2 La sortie du régime des partis politiques et des mandats présidentiels courts

Dans la stratégie des grandes banques responsables du grand plan qui mine notre société mondiale figurait le régime financier des partis politiques, et la réduction des mandats électifs. Cela leur permettait d’être assurés de contrôler la paix sociale d’un pays en étant à chaque fois présents auprès de chacun des courants politiques en vigueur, quitte à les favoriser, à en exclure certains, à truquer électroniquement les élections, à organiser des attentats sous faux drapeaux pour faire passer en force leurs arguments tout en muselant le peuple par la peur.

Un des premiers gouvernants parmi ceux qui avaient vu clair sur le sujet était le Général de Gaulle, absent de sa propre campagne électorale de décembre 1965 alors qu’il briguait le mandat présidentiel. Aujourd’hui, être une femme ou un homme politique ne garantit en rien l’ouverture de conscience de l’individu sensé représenter la société, surtout si l’être est inféodé à des conflits d’intérêts, des lobbies, des influences et des courants de pensées divers, ce qui est notoirement le cas depuis des décennies. Selon le concept de l’école pythagoricienne qui a créé la notion même de femme ou d’homme politique (Politikoï), le représentant d’un territoire se doit de fonctionner en dévotion au service de l’éveil, du bien-être et de l’art de vivre de chacun de ses membres. C’est-à-dire que l’être ayant atteint avec succès le grade de Politikoï est au service de la souveraineté de chacun afin qu’elle soit alliée à l’harmonie de sa personnalité pour ensuite donner des fruits positifs au sein de son territoire.

Nous en sommes bien loin de nos jours, en ayant réalisé strictement l’inverse, une société du mal-être et de la marchandisation des biens comme celle des humains !! Une société uniquement au service de la personnalité d’un être est donc assurée de générer du mal-être, de l’endoctrinement par le contrôle, de l’asservissement religieux, du formatage esclavagiste. Il est temps d’abolir le système des partis politiques. Le bien-être, l’éveil et l’art de vivre devraient représenter les valeurs universelles à défendre et chérir par tous, avec, comme objectif essentiel, un bien-être pour soi comme pour les générations à venir.

De même, les mandats électifs courts brident toute construction sur le long terme. Comme l’a très bien compris le président russe, Vladimir Poutine, engagé dans la reconstruction de son pays dont il a hérité en piteux état le 31 décembre 1999, la force d’un Etat c’est notamment l’engagement durable de ses principales forces actives. Il est impossible de construire une œuvre honnête et sérieuse avec des femmes et des hommes politiques qui ne pensent qu’à briguer un mandat court, quitte à en profiter, voire s’en mettre plein les poches.


III-3 La création de « monnaie hélicoptère gisement » uniquement pour financer les grands programmes de reconstruction écologique

L’existence d’une « monnaie hélicoptère » constitue une forme de politique monétaire consistant, pour une banque centrale, à créer de la monnaie et à la distribuer directement aux citoyens, à la manière d'un dividende citoyen. Ce n’est pas de l’assouplissement quantitatif (Quantitative easing, QE). Certes, l’assouplissement quantitatif et l'hélicoptère monétaire impliquent tous les deux de la création par une banque centrale. Mais, avec l’assouplissement quantitatif, la banque centrale crée des réserves qu'elle utilise immédiatement pour acheter des actifs financiers tels que des obligations. Il existe donc un transfert d'actifs et un impact très indirect sur l'économie réelle. Dans le cas d’une bulle spéculative démesurée des actifs par rapport à l’économie réelle, l’assouplissement quantitatif ne fait qu’aggraver la situation. Alors qu’en revanche, avec l'hélicoptère monétaire, la banque centrale distribue directement l'argent qu'elle crée, sans obtenir d'actif en contrepartie, et l’économie réelle peut alors en profiter. C'est donc une forme de création monétaire plus directe pouvant impacter positivement autant les particuliers que les entreprises. Cette forme de création monétaire est à rechercher uniquement quand les taux directeurs des banques sont au plus bas.

Cette « monnaie hélicoptère » n’est pas de l’argent dette comme pour les autres créations monétaires. L’argent n’a pas besoin de revenir à la banque centrale pour y être détruit. C’est une monnaie active créée soit pour combler des lacunes en matière de pouvoir d’achat généralisé afin de relancer la consommation et l’inflation, soit une monnaie active, dite de gisement, décidée pour financer des programmes utiles et bénéfiques à la planète.

Au lieu d’avoir eu, depuis au moins le XIIème siècle, un système d’argent dette servant à terme le mal-être des humains et de tout le vivant sur la Terre, nous pourrions décider aujourd’hui d’avoir une « monnaie hélicoptère gisement » pour servir un objectif de bien-être véritable. Cette monnaie pourrait donc servir à la remontée de l’inflation et à la sortie de la spirale déflationniste, à condition d’être justement dirigée dans un sens de construction économique particulier pour qu’il existe une véritable reprise de la demande, conjuguée à un niveau très bas du taux d’épargne.

Cela ne serait plus une simple monnaie distribuée par l’hélicoptère de la Nation à tous ses citoyens, comme celle décrétée par le Président Trump en 2020 pour pallier aux effets délétères de la crise du coronavirus (1000 US $ donnés par personne pour relancer la consommation), un apport d’argent juste là pour combler un manque créé par un arrêt de l’économie. Cette démarche a l’inconvénient de ne pas suffisamment relancer la consommation et l’investissement. La solution serait plutôt un épandage ciblé sur les secteurs de la révolution écologique qui sont les véritables gisements en matière de bien-être et d’art de vivre, à la condition que cette mutation écologique ait mis en place tous les contre-pouvoirs utiles pour ne pas la transformer en dictature verte.

La suggestion serait d’avoir une « monnaie hélicoptère gisement » pour les ménages voire les peuples qui ont une vraie approche écologique, comme dans certains pays scandinaves, et pour les entreprises qui investissent dans ce domaine. Il conviendrait de créer cette monnaie en premier pour boucler le cycle de vie de chaque produit jusqu’à son recyclage. Nous avons ces dernières décennies tellement transformé la planète en une poubelle à ciel ouvert, qu’il serait judicieux de créer une monnaie active favorisant les femmes et les hommes qui investissent dans le recyclage des produits et dans les énergies renouvelables. Elle pourrait être évaluée sur la base des biens communs naturels propres à chaque pays, la ressource en eau, en énergie, etc.


III-4 La création de monnaies Yin locales pour équilibrer les monnaies Yang circulant entre pays

Cette action permettrait d’augmenter la vitesse de circulation d’une monnaie et de sortir durablement de la déflation. Il est en effet très utile d’avoir recours aux circuits courts de circulation d’une monnaie en local, puisque ce n’est qu’en local que se génère la créativité de chacun.

Il ne s’agit pas bien sûr de retomber dans des systèmes de jeux de pouvoir déviants de corporations ou de familles régnantes d’autrefois. L’enjeu est de créer des corporations locales d’artisans responsables, de favoriser les métiers locaux formant des experts et des élites conscientes du défi écologique à relever et des excellences à développer, de protéger les coutumes locales ancestrales utiles, de propager les arts sacrés, les pratiques du bien-être et de l’art de vivre en paix qui développent un tissu social vivant et dynamique.

Voilà pourquoi il serait judicieux de s’appuyer sur des monnaies Yin locales pour faire fructifier les richesses des territoires, et contrebalancer les atouts d’une monnaie Yang utilisée sur un plan national ou international.

La France, en tant qu’héritière de la tradition de la Grèce ancienne pythagoricienne, et en tant que fille ainée de l’Eglise (cf. ouvrage La Bonne Nouvelle Vol.1), pourrait tout à fait être l’épicentre mondial d’une société « du beau, du bon et du bien ».

Elle pourrait rectifier trois erreurs de la révolution française, comme la perte de la souveraineté de l’homme, la culture des élus sur celle des élites, et la propagation d’une pseudo-démocratie hypnotique (post#9). Elle permettrait de passer avec justesse de l’ère du mensonge avec l’Etat de Droit, à la vérité de l’Etat de Justice. Elle autoriserait le passage d’un asservissement sans fin à une liberté consciente sans limites (post#8 sur les droits de l’Homme Créateur-créature).


En forgeant, comme nous le faisons déjà depuis 2012 au sein de l’école pythagoricienne, une nouvelle génération de femmes et d’hommes Politikoï et non politiciens, par le retour vers la philosophie initiatique telle que pratiquée il y a 25 siècles à Crotone, nous pourrions générer enfin un groupe d’êtres désintéressés qui œuvrerait pour le bien commun véritable (définition du mot République qui a été dévoyée dès l’époque platonicienne), qui utiliserait la vérité des mots pour rejoindre le réalisme du vécu tel que pratiqué dans les anciens éco-villages de la Grèce Ancienne (les Asklépiéions de la Magnia Grecia).


III-5 La simplification fiscale

En matière de simplification fiscale, une réforme de l’impôt (sur le revenu, sur le capital sur les successions, sur le carbone, etc…) pourrait être envisagée. Par exemple, concernant l’impôt sur le revenu en France, il est possible de le rendre plus juste et d’éviter de n’avoir presque plus que deux tranches d’imposition actuellement : 0 jusqu’à 1400€ de revenu mensuel, et 20% très rapidement pour les revenus supérieurs. Pour cela, il conviendrait d’ajuster politiquement trois paramètres : le taux d’imposition effectif, le niveau de revenu minimal et la mesure de progressivité de l’impôt (avec le compromis que plus il est élevé, plus l’impôt est payé par les personnes les plus riches ; mais plus il est élevé, plus le nombre des personnes riches est faible et plus l’impôt récolté sera faible lui aussi). L’œuvre de simplification fiscale devra être effectuée avec l’aide d’économistes spécialisés afin de respecter le devoir de justice sociale qui est son premier fondement pour atteindre une justesse sociale.


III-6 Le développement des besoins de base d’un être humain

La saine économie d’un pays ne peut se baser que sur des individus en bonne santé physique, émotionnelle et mentale, et chacun étant bien relié à son être créateur, garantie d’une vitalité et d’un bien-être durable sans contreparties négatives pour chacun et pour son entourage.

C’est ce simple pari qui a été totalement négligé depuis bien longtemps par les dirigeants financiers et politiques de la planète, ces êtres à la conscience globale réduite ne visant que le court terme en accroissant leur sphère de pouvoir personnel ou collectif sur les autres.

Aujourd’hui, un effort altruiste inverse est à envisager d’urgence, et ceci dans tous les pays du monde.

Les besoins alimentaires de base, les besoins de survie, un logement décent, les transports pour tous, les biens communs en lien avec l’eau, l’air, l’énergie, la terre, se doivent d’être envisagés dans la gratuité et dans le respect des autres règnes du vivant.

Là encore, des financements pourraient être prévus par les banques centrales par génération de monnaie active directe qui ne soit pas de l’argent dette. Ce n’est qu’à partir de là qu’un être humain pourrait être en mesure de devenir un Homme Créateur. S’il vit trop dans le confort, la paresse s’installe ; l’être humain ne crée plus et s’endort.

S’il est trop accaparé par sa survie et par la résolution de ses besoins fondamentaux (cf. l’échelle des besoins d’Abraham Maslow), il n’est plus en mesure de créer. Il subit la loi des autres et devient victime du pouvoir de ceux qui ont la possibilité de créer. La voie du juste milieu est à atteindre de toute urgence et cela pour tous les habitants de la planète, en faisant fi des conflits du passé, des décalages entre les niveaux de vie de chacun. C’est aux responsables des banques centrales des pays, reliées entre elles, d’assumer ce défi planétaire avec une autre conscience de la vie et du vivant.

Et c’est à la BRI, qui en est le premier relais, de ne plus éluder sur son rôle déterminant afin d’atteindre cet objectif à très court terme, d’autant que les solutions techniques en matière de nouvelles énergies et de leur distribution existent déjà bel et bien. La BRI pourrait très bien s’articuler avec des fonds monétaires mondiaux sur l’eau, l’air, la terre et le feu. Ces fonds pourraient être eux-mêmes reliés à des fondations ayant comme objectif le bien-être de tous et assurant la promotion des besoins de base des individus. Dans un modèle de Sophicratie®, comme nous l’avons décrit dans le post#9 sur les systèmes politiques, ce sont les plus éveillés appartenant à des cercles de sagesse qui pourraient assurer le rôle de « business angels » pour ces fondations d’un nouveau type.


L’annulation de la dette auprès des banques centrales, la sortie du régime des partis politiques et des mandats présidentiels courts, la création de « monnaie hélicoptère gisement » uniquement pour financer des grands programmes de reconstruction écologique et de conservation du vivant pour les générations futures, la création de monnaies Yin locales pour équilibrer les monnaies Yang circulant entre pays, la simplification fiscale et le développement des besoins de base de tout être humain pour acquérir sa souveraineté (post#7) seraient les solutions clés permettant de créer une véritable révolution économique et financière apte à tourner la page de cette économie actuelle découplée du bon sens altruiste et de la réalité des terrains vivants.


Augurons que nos dirigeants, sous la contrainte des évènements présents dans une société du mal-être qui a atteint son paroxysme, aient en leur âme et conscience l’ouverture suffisante pour aller en direction de cette sagesse-là.


Que la philosophie du bien-être et de l’art de vivre sacré soit au centre de tout ce que nous pouvons et sommes à même de bâtir maintenant ! Abandonnons les révolutions destructrices et sans issue pour aller vers une évolution des âmes créant un monde nouveau de paix et d’harmonie pour tous les règnes du vivant. Et si tel est le cas, les philosophes pythagoriciens, amateurs de vérités absolues et rectificateurs indépendants, seront là pour aider tout un chacun dans les prises de conscience individuelles intérieures, sans être ni militants, ni politiciens.

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