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Perle Philo. #6 : La vérité

Mis à jour : janv. 24



Pour trouver les sens des maux, cherchez peut-être l’essence des mots.

Vérité, vaste sujet qui ne prend sens qu’à la lumière de la connaissance.


Deux challenges majeurs nous attendent sur ce thème philosophique.

Le premier est directement dérivé des lois de physique : selon l’enseignement pythagoricien, il n’existe que deux formes de vérités, les relatives et les absolues. Les vérités absolues font lois de construction de la nature (Physis en Grec), et sont invariantes quels que soient l’espace et le temps. Les vérités relatives s’accommodent de contextes locaux et temporels, qu’ils soient d’ordre mental, affectif ou comportemental. C’est grâce aux lois de la physique que nous allons éclairer cette maxime singulièrement clivée, car beaucoup de confusion et d’errance existe de nos jours sur la perception de ces deux concepts diamétralement opposés.

Le second challenge majeur est de définir comment faire pour aller vers les vérités absolues et inviter chacun à les pratiquer. Une vérité absolue, même bien exprimée dans le monde extérieur, ne s’impose pas d’elle-même face aux autres vérités qui véhiculent d’autres concepts, bien au contraire ! Alors comment procéder pour qu’elle puisse quand même se propager ?

Et pouvons-nous le réaliser de façon égale par la pensée, la parole et l’action ?

L’aventure de vérité est celle décrite dans la caverne pythagoricienne, appelée plus communément et à tort « l’allégorie de la caverne de Platon », Platon ayant été le 9ème dirigeant de l’école néo-pythagoricienne après Archytas de Tarente, bien après la destruction de l’école de Crotone en Italie. Comment alors arriver à la faire découvrir et la faire pratiquer ?


Le premier challenge à relever sur la vérité est en effet de bien discerner qu’il existe des vérités relatives et des vérités absolues, et qu’elles ne peuvent être confondues. Fort heureusement, la physique nous vient en aide pour comprendre et saisir cela. L’information contenant l’une ou l’autre des vérités est portée par une onde stationnaire circulant entre un émetteur et un récepteur. Quand cette onde informationnelle tourne sur elle-même et se stocke dans la matière isolante de notre corps comme une mémoire peut le faire, elle présente la particularité de tourner en boucle pour former une onde dite scalaire. Dans les trous noirs très denses de la matière vivante, cette onde équivaudrait à une spire conductrice métallique bouclée sur elle-même et compactée. Dans notre espace d’expression, qui est un univers plus dilaté, cette boucle se déploie sous la forme d’un tore (le jeu espagnol Flipyflux matérialise brillamment cette figure géométrique torique de façon très ludique ; cf. ref. film « FlipyFlux un juguete de otra dimension »).

Ce tore a la capacité de se mouvoir tout seul le long de son axe, naturellement, au fur et à mesure de sa rotation propre sur lui-même. Et si l’on constate que la vitesse de propagation du tore informationnel est celle de la lumière, la vitesse de rotation du tore sur lui-même est quant à elle bien supérieure. Nous avons là l’expression physique de ce que les physiciens appellent un photon de lumière.

Or, le constat en matière de tore informationnel est qu’il ne se présente que sous deux formes possibles. Il existe soit des photons de lumière tournant de façon dextrogyre (rotation à droite en vue de dessus), soit des photons de lumière tournant de façon lévogyre (rotation à gauche en vue de dessus).

Comme la Terre tourne autour du soleil de façon dextrogyre, il s’avère que les lois de vérités absolues sont de fait des tores d’informations dextrogyres, et que les vérités relatives, qui peuvent être appelées des « fausses lumières », sont par conséquent des tores tournant de façon lévogyre. Avec ces bases de physique, l’essence du processus de vérité est exprimée.

Lorsque deux vérités relatives se confrontent, les deux tores lévogyres entrent en collision et se repoussent mutuellement. Autrement dit, une vérité relative ne peut se positionner par rapport à une autre vérité relative que dans une opposition conflictuelle, si l’une a la volonté de s’imposer par rapport à l’autre. Force est de constater que le mode d’interaction entre elles aboutit à une forme de pouvoir, même si, par une exceptionnelle volonté réciproque, les deux émettent l’envie de coexister dans un espace de non violence affichée. De manière concrète, il est possible de se référer par exemple aux tentatives d’œcuménisme religieux qui s’avèrent à terme être des culs-de-sacs ou des compromis bancales, ou aux méthodes de la Communication Non Violente (CNV) de Marshall Rosenberg où la violence n’est qu’enfouie en profondeur et risque de jaillir tel un volcan à un moment donné. A terme, une vérité relative cherche à empiéter sur le terrain de l’autre, dans un « vouloir avoir raison », quitte à tenter de détruire l’autre, alors qu’aucune d’entre elles ne peut être appréhendée comme une vérité absolue.

Tout vortex lévogyre, toute vérité relative, est par nature violente, dans le sens où elle ne tourne pas à droite, et ne suit donc pas une loi de l’univers. Au stade d’explication où nous en sommes, il est capital de noter que la violence se révèle autant dans un attachement à un concept obsolète, que dans un désir exacerbé ou castré d’exprimer cette « fausse » vérité, dans une confusion face à l’usage immodéré de cette vérité, dans un trouble face aux effets dérivés de l’emploi de ce concept, ou dans une colère pour imposer de force cette vérité aux autres, que celle-ci s’avère être un dogme, un prêche ou un jugement.

Par exemple, le dogme chrétien est par nature violent, que les bonnes volontés cherchent ou non à rassembler autour de lui dans un œcuménisme se voulant tolérant les autres religions judaïque ou musulmane. J’explicite le processus dans l’ouvrage « La Bonne Nouvelle Vol.1 » (Editions Croix du Salut, sept. 2019) que je vous invite à parcourir au besoin. Quoi qu’il tente ou fasse, ce dogme chrétien, bâti sur un socle qui ne se fonde pas sur des lois de fonctionnement de notre univers, n’a aucune chance d’être dans la justesse et le non violent, s’il ne rectifie pas lui-même les bases erronées sur lesquelles il a été conçu. Le Pape François, adepte de ce qu’il appelle lui-même « la stratégie du naufrage », l’a semble-t-il bien compris au début de sa mandature où il appelle à bâtir avec « la culture du naufrage, qui est belle lorsqu’on s’aperçoit qu’elle valorise à la fois le défi de survivre et celui d’avoir de l’imagination, qu’elle assume le passé d’un navire qui ne flotte plus et qu’elle utilise les outils du présent en vue de faire évoluer le futur, qu’elle invite à marcher avec un pied sur la zone de sécurité des acquis et qu’elle incite à marcher de l’autre pied sur les zones de risque » (Jorge Mario Bergoglio, « Je crois en l’Homme » Editions Flammarion, Paris, 2010).

Alors, avec justesse vous pourriez me demander « Comment repère-t-on quelqu’un qui se base sur une vérité relative et quelqu’un qui le fait sur le socle d’une vérité absolue » ?

Et bien c’est très simple : dans l’interaction entre eux, le premier qui s’agite et s’énerve, c’est systématiquement celui qui est sur une vérité relative. A la condition que celui qui est installé sur une vérité absolue soit bien ancré.

Pourquoi cette condition a-t-elle son importance ? Là encore, la physique du tore nous le démontre avec brio et simplicité. Quand un vortex lévogyre cherche à coiffer « en son pouvoir » un vortex dextrogyre, il s’avère que les deux entrent directement en interaction, s’interpénètrent et fusionnent littéralement ! Autrement dit, la vérité absolue va se retrouver noyée et engluée par la vérité relative qui peut alors être diffusée avec force pouvoir (le bon grain se trouve mélangé à l’ivraie). Et si l’être ne dispose pas de la capacité d’ancrage, qu’ont par exemple les Passeurs d’âme®, le détenteur de la vérité absolue se retrouve avec une charge piégée en lui. Et je dis bien charge, car deux photons de lumière tournant en sens inverse vont s’imbriquer assez naturellement et facilement entre eux dans un mécanisme de fusion pour créer la particule de matière que les physiciens appellent électron !

Cet électron n’ayant plus la capacité intrinsèque de rotation sur lui-même, va à son tour être globalement mis en mouvement pour être piégé dans la matière du corps du porteur de vérité absolue. Voilà pourquoi ce que nous avons appelé dans le post #2 « responsabilité », cette responsabilité de respirer le souffle de l’Esprit saint dans un aller-retour Créateur-créature, est si cruciale pour séparer le bon grain de l’ivraie, et mettre le concept erroné en terre, afin de rester sur le socle de sa vérité absolue. En vérité je vous le dis, la condition d’ancrage du porteur de vérité absolue est réellement indispensable.


Nous avons vu que quand deux êtres sont face à face, chacun axé sur une vérité relative, c’est de pouvoir, d’opposition, voire de combat dont il s’agit.

Nous venons de voir que quand un être est focalisé sur une vérité relative et un autre centré sur une vérité absolue, avec la condition d’ancrage adéquate, c’est le porteur de la vérité relative qui finit par être déstabilisé plus ou moins rapidement.

Les vérités relatives sont multiples, voire infinies. Elles forment un espace d’expérimentation légitime d’une boite de jeu de connaissances dans laquelle un Créateur vient faire jouer sa créature, ceci pour apprendre des leçons diverses de notre monde de dualité.

Les vérités absolues sont Une. Autrement dit, quand deux êtres sont sur une même vérité absolue, ils sont naturellement en harmonie et en accord, autant entre eux qu’avec l’univers. Rien ne les oppose. Ils sont sur une même longueur d’onde, la même vibration de connaissance. C’est en effet seulement ici que nous pouvons enfin parler de connaissance, ou co-naissance, et non de savoirs que tout oppose. Ces deux mots sont bien aux antipodes l’un de l’autre. Savoir, c’est s’accaparer, posséder ou avoir ce « Ssss » qui représente le serpent de la connaissance. A contrario, naître avec, c’est connaître, c’est découvrir au fond de soi une vérité absolue expérimentée dans la matière terrestre. La finalité de cette révélation, c’est, dans le souffle d’une respiration responsable, de remonter ensuite au Créateur, à sa conscience supérieure, le fruit positif de l’expérience de vie vécue par la créature. Tout l’enseignement d’une vie est résumé-là. Notons qu’une vérité relative n’a aucune chance de remonter par le chas de l’aiguille du vortex torique créateur dans le sens où s’effectue sa rotation. Cette « fausse lumière », appelée à juste titre par les alchimistes « lumière luciférienne » ne peut que rester bloquée dans le monde créé pour une finalité et une seule : sa destruction par retour dans la matière. Par sa mise en terre, elle deviendra alors l’humus d’une terre nouvelle.


Voilà les deux types de vérités explorées et explicitées de la façon la plus simple possible dans l’univers de la philosophie pythagoricienne.

Maintenant, se pose la délicate question de savoir comment faire pour aller vers la connaissance vraie, puisque le système terrestre est conçu de telle sorte qu’il ne laisse filtrer pour être remonté au Créateur que celle-ci ? Comment acquérir le discernement nécessaire pour séparer le bon grain de l’ivraie, sachant que les vérités relatives ne sont vouées tôt ou tard qu’à leur destruction ?

C’est là que l’allégorie de la caverne de Platon décrite dans le livre VII de son ouvrage « La République » revêt tout son intérêt. Pour mémoire, voilà en substance le résumé suivant de cette allégorie :


Dans une « demeure souterraine », en forme de caverne, des hommes créatures appelés « Vulgaires » sont enchaînés. Ils n'ont jamais vu directement la source de la lumière du jour, c'est-à-dire le soleil, dont ils ne connaissent que le faible rayonnement qui parvient à pénétrer jusqu'à eux. Des choses et d'eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne par un feu allumé derrière eux. Des sons, ils ne connaissent que les échos. Pourtant, « ils nous ressemblent », observe Glaucon, l'interlocuteur de Socrate.

Que l'un d'entre eux soit libéré de ses chaînes et accompagné de force vers la sortie, il sera d'abord cruellement ébloui par une lumière qu'il n'a pas l'habitude de supporter. Il souffrira de tous les changements. Il résistera et ne parviendra pas à percevoir ce que l'on veut lui montrer. Alors, « ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure » ? S'il persiste, il s'accoutumera. Il pourra voir « le monde supérieur », ce que Platon désigne comme « les merveilles du monde intelligible ». Prenant conscience de sa condition antérieure, ce n'est qu'en se faisant violence qu'il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d'imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire : « Ne le tueront-ils pas ? ».

Dans la façon dont ils pensent accéder à la vérité, les êtres humains sont avant tout notamment perturbés par leurs sens. Même si un capteur sensoriel reste invariant et universel s’il fonctionne correctement, c’est toujours l’intégration du message sensoriel, c’est-à-dire l’interprétation du signal perçu, qui va différer selon chaque individu. En effet, la perception sensorielle est fonction du modèle du monde de systèmes de croyance de son milieu environnant, du référentiel sur lequel l’être est construit. Si cet être est imprégné de vérités relatives, précédemment évoquées comme des vortex lévogyres, ces savoirs lucifériens vont immanquablement se piéger sous la forme de grandes quantités d’électrons dans le corps. La physique de charge d’espace dans les isolants que j’ai eue l’occasion d’étudier au CEA met bien en évidence ce mécanisme. A terme, ces électrons vont ainsi constituer une gigantesque carapace électromagnétique étanche entre la vérité absolue piégée dans la matière et le monde extérieur. Par la déformation de sa personnalité, l’être va alors exprimer l’inverse de ce qu’il conviendrait de faire dans l’absolu de sa nature humaine.

Autrement dit, la nature nous a conçus de telle sorte que sans libération de cette carapace-écran, il n’y a point de salut possible, point de libération de la connaissance enfermée pour la retransmettre à son Créateur propre, enrichie de l’expérience vécue. Quelle injustice apparente ! Pourquoi tout cela ? Quelle peut être la raison de ce processus qui peut sembler aberrant ?

C’est simplement pour que nous soyons à même de pouvoir continuer d’exister en mode survie, si les conditions extérieures s’avèrent trop hostiles sur différents plans.

Par exemple, lorsque nos grands-parents ont vécu l’atrocité des guerres avec des bombes tombant autour d’eux, il a fallu ensuite, pour qu’ils continuent à vivre, qu’ils puissent mettre du côté de l’inconscient toute l’énergie de ces traumatismes, l’objectif étant de les occulter temporairement pour assurer leur survie.

Ainsi, en restreignant leur champ de conscience, ils ont pu continuer à vivre leur expérience de vie dans le monde extérieur. Mais si par la suite, en temps de paix retrouvé, personne ne les a aidés à rouvrir leur champ de conscience pour déloger les charges électroniques enfouies des traumatismes vécus, afin de comprendre les enseignements personnels cachés, il n’y a alors aucune chance qu’ils aient pu connaître complètement, même avec retard, ceux de cette expérience passée. Cette dernière restera pour eux non défrichée. L’accès à la vérité absolue leur sera de ce fait barrée.

Comme la physique du piégeage d’énergie dans les isolants nous montre que l’énergie piégée peut atteindre celle d’une réaction nucléaire en un point, nous voyons bien que s’approcher pour communiquer avec une personne enfermée dans sa vérité relative ne sert à rien. Mieux encore, c’est totalement contre-productif, tant celui qui est aux prises avec un pouvoir, qui est sûr de son savoir, va tout faire pour chercher à détruire le porteur de la vérité absolue, tant ce dernier le dérange dans ses certitudes.

L’expérience humaine est d’ailleurs fort riche de tous ces pionniers qui, depuis des siècles, n’ont connu que les bûchers et les persécutions en échange de l’apport lumineux et conséquent de leur œuvre à l’humanité toute entière. Les « sauveurs » n’ont pas bonne presse, ni meilleur destin.

Ainsi, tout doit être effectué pour permettre de libérer l’écran des carapaces électromagnétiques qui travestit la réalité perceptive de celle ou celui qui a vécu l’expérience de la vérité relative jusqu’au seuil maximum des traumatismes vécus dans son corps ou sa psyché. Ce n’est qu’à ce prix que l’être pourra accéder à un bien-être, et toucher une vérité absolue.

Contrairement à ce qu’évoque Platon dans « La République », ce n’est pas en pratiquant la rhétorique ou la dialectique que le « Vulgaire » peut s’extraire des vérités relatives dans lesquelles il est piégé. L’expérience initiatique philosophique pythagoricienne nous montre également que ce n’est pas non plus une expérience cruelle, comme nous le dit Platon, que d’être inondé par la lumière solaire de la vérité absolue. C’est encore moins une souffrance de vivre ce changement, bien au contraire ! De plus, la résistance à appliquer les nouvelles lois de vérité n’est pas si difficile que cela, justement parce que l’être perçoit avec acuité et joie ce que sa conscience supérieure lui montre avec clarté. Certes, il s’agit d’aller vers le nouveau, vers l’inconnu, et pour cela il est nécessaire de dépasser certaines peurs. Mais si, comme un enfant, il persiste dans ce jeu de découverte de la vie, il sera définitivement libéré de ces entraves et conditionnements.

C’est bien là que nous, pythagoriciens des origines, démontrons que l’allégorie de la caverne n’a été que reprise par Platon, suite à l’expérience qu’il a vécu en Sicile bien après la chute de l’école pythagoricienne, c’est-à-dire avec les quelques survivants non initiés de l’époque. Si la dialectique ou la rhétorique suffisaient à libérer la connaissance vraie, ça se saurait !

C’est donc là, au travers des balbutiements de Platon que nous pouvons constater qu’un menuisier novice en maçonnerie, et utilisant des outils de maçon n’a aucune chance d’aboutir au résultat escompté visant une maçonnerie réussie.

L’allégorie pythagoricienne de la caverne est en fait liée à la symbolique de la caverne dans le sens premier où, à l’époque de Pythagore, les initiations ésotériques pour accéder à la vérité absolue occultée se vivaient dans des grottes.

Comme nous le démontre aisément la physique des isolants de nos jours, libérer l’écran perturbateur est un acte qui ne peut s’accomplir que dans un massage corporel, un massage particulier et unique de l’époque que nous avons réintroduit de nos jours sous forme du massage M.I.E.L.® (Massage Intuitif Energétique Libérateur ; cf. ouvrage « Passeur d’âme® », éditions Exergue, groupe Trédaniel). Il est illusoire, en terme d’énergie, d’employer toute autre méthode non corporelle. De même, l’expérience nous montre qu’il est aussi illusoire d’employer une méthode corporelle qui n’aurait pas l’objectif de mettre en terre les charges de ces vortex lévogyres imprimés dans le corps de l’initié, en passant par les pieds du « masseur » spécialisé, appelé aujourd’hui dans notre cas Passeur d’âme®.

Alors oui, bien entendu, l’accès à la vérité absolue, s’il ne peut en aucune façon être plaqué extérieurement, puisqu’il génèrerait un effet inverse dû aux mécanismes inconscients utiles pour survivre, ne peut être imposé à quiconque n’en a pas envie. Cette œuvre intérieure indispensable n’est réservée qu’à celles et ceux qui, dans leur vie, ayant pris le mur de la nécessité de plein fouet, vont oser se remettre en question et avoir envie d’aller vers ce type d’expérience initiatique ésotérique que les véritables philosophes pythagoriciens connaissent bien pour les faire vivre au quotidien. L’accès à la connaissance occultée se découvre ensuite dans un processus d’expansion de la conscience particulier, similaire à celui pratiqué dans les grottes pythagoriciennes il y a 25 siècles, et vécu aujourd’hui en état de relaxation dans le noir, allongé sur un divan avec casque et micro. Ce processus spécifique, appelé O.E.I.L.® (Ouverture l’Expansion Intuitive Libératrice) est une œuvre de la Gnose spirituelle, dans le sens où il a pour objectif premier de réactiver le fil qui relie tout un chacun à son âme et à son Créateur personnel. Il n’a aucune vocation lors de l’expansion de conscience à projeter encore plus l’individu dans des plans de fausse lumière mentale ou astrale émotionnelle. Cela serait un énorme piège que d’assimiler la technique O.E.I.L.® à toutes ces expansions de conscience pratiquées de nos jours, même avec un bon outil d’hypnose ericksonienne.

Pour nous, amis de la sagesse et de la philosophie des premières heures, les voies de voyage dans l’astral ou le mental sont des « voies de côté » à risques, et fondamentalement illusoires, pouvant renforcer encore plus les mécanismes de pouvoir de l’être, soit en le transformant en chaman, en thérapeute, en psychologue, en guérisseur, en prêtre, en médium ou channel, soit en le mettant en sujétion psychologique de ce type de personnes ou de méthodes n’ayant ni la conscience de l’existence de vérités absolues, ni comme objectif ou ligne de mire principale de permettre le processus de révélation de vérités de l’univers.

De même, une fois la vérité universelle révélée, les philosophes pythagoriciens du passé, ne serait-ce que par le rituel de la psychostasie effectué chaque soir (cf. les Vers Dorés pythagoriciens commentés dans « La Bonne Nouvelle, vol.2 » ; Editions Croix du Salut, sept. 2019), s’interrogeaient pour savoir s’ils avaient pratiqué ou non les vérités découvertes.

Car la connaissance présuppose l’application rapide et directe par l’expérience des vérités absolues remontées à la surface hors du piège de la matière dans laquelle elles étaient initialement enfermées. Cela parait bien normal d’obéir à l’autorité première créatrice (cf. post#1).

Quand tout un chacun vient de découvrir la justesse d’une des lois de la vie, il paraît logique qu’il s’exerce à la pratiquer, ouvrant ensuite la voie à la montée vers un grade supérieur d’accomplissement dans sa vie. En d’autres termes, à l’époque, les pythagoriciens réunis dans leur hétairie philosophique pratiquaient les arts de vivre sacrés pour manifester dans la cité le bien fondé des découvertes faites en lien avec leur Créateur. Il était là leur libre arbitre (cf. post#3). Aujourd’hui, en ayant réintroduit les A.R.T.® (Arts Régénérateurs Transcendants), nous avons fait le choix d’en faire de même.

C’est ainsi, à la lumière des trois outils, autant actuels que passés, des philosophes pythagoriciens (M.I.E.L.®, O.E.I.L.®et A.R.T.®), que nous pouvons ré-enchanter autrement l’allégorie de la caverne en la restaurant pour retrouver l’œuvre pythagoricienne originelle :

« Dans une demeure souterraine en forme de caverne, les hommes-créatures sont enchainés à leur douleur, source de leur incompréhension des lois de la vie. Ils n’ont jamais vu directement la source d’amour vrai et la lumière de la connaissance du jour, c’est-à-dire là où se situe le soleil de leur âme et de celle des autres. Ils ne connaissent que le faible rayonnement de la fausse lumière mentale qui parvient à pénétrer jusqu’à eux. Des évènements et d'eux-mêmes, ils ne connaissent que les ombres projetées sur les murs de leur caverne par un feu allumé derrière eux. Des sons, ils ne connaissent que les échos. Pourtant, « ils nous ressemblent », observe Glaucon, l'interlocuteur de Socrate.

Que l’un d’entre eux soit libéré de ses chaines par l’initiation ésotérique pythagoricienne (M.I.E.L.® et O.E.I.L.®), et accompagné de force vers la sortie (A.R.T.®), il sera d’abord merveilleusement ébloui par une lumière qu’il n’a pas l’habitude de voir. Il découvrira tous les changements. Il pourra être enclin à reprendre la situation passée sans résister, certes en percevant ce que sa conscience supérieure veut lui montrer, mais en hésitant encore parfois à appliquer les nouvelles lois de vérité, absolues celles-ci. S’il persiste en pratiquant les hygiènes de vie du bien-être et les A.R.T.®, il s’accoutumera. Il pourra voir le monde supérieur et les merveilles du monde intelligible. Prenant conscience de sa condition antérieure, c’est sans violence et avec compassion qu’il retournera auprès de ses semblables. Mais ceux-ci, incapables d’imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire s’il a la tentation d’être prosélyte. Ils pourraient même le tuer, si dans le temps il s’obstinait à prêcher la vérité absolue ».

Cependant, comme nous le dit le logion 33 de l’évangile de Thomas que nous avons amplement commenté dans l’ouvrage « La Bonne Nouvelle, vol.2 » (Editions Croix du Salut, sept. 2019) : « Ce que tu entends d’une oreille, dis-le à une autre oreille. Proclame-le sur les toits. Personne n’allume une lampe pour la mettre sous le boisseau ou dans un endroit caché, mais la met sur le lampadaire, afin que du dedans et du dehors on voit sa lumière ».

Si cacher la lumière de vérité, ou bien la montrer à tous est inutile ou dangereux, n’est-il pas utile de conduire celle ou celui qui est prêt à faire son demi-tour dans sa caverne intérieure pour l’accompagner dans la découverte par lui-même ? La lumière des vérités absolues n’est pas pour le profane. Elle est présente pour l’initié, pour l’Ami qui accepte de vivre l’expérience ésotérique de sa découverte sous forme pensée dans ses mondes cachés, en ayant au préalable, et c’est crucial à intégrer, évacué avec une aide corporelle de compassion les noirceurs passées, sources de traumatismes, ainsi que les douleurs initiales génératrices de carapaces.

En dehors de l’approche de révélation ésotérique de la pensée de vérité, la vérité absolue peut se partager grâce à la parole de témoignage avec celle ou celui qui est prêt à l’entendre, celle ou celui qui a l’oreille du cœur ouverte. Dans ce cas, la parole juste demandera un témoignage de l’enseignant sur son propre vécu, sans déformer, exagérer, embellir ou interpréter, avec une parole douce et aimante en connexion avec sa conscience supérieure. Ceci afin que la vérité opère comme un baume guérisseur chez l’autre, et non comme une injonction brutale imposée à l’autre, générant plus de blessures que de bienfaits, car réveillant une douleur ou blessure endormie.

La vérité absolue peut aussi se faire découvrir par l’action expérimentée en commun, le tuteur jouant le rôle de catalyseur bienveillant et tolérant de la connaissance de vérité pour qu’elle soit partagée à l’autre.

Dans les trois cas possibles de diffusion harmonieuse de la vérité absolue, par la pensée, la parole ou l’action, la connaissance vécue conduit immanquablement à l’expression de la sagesse et à l’humilité. Elle était immédiatement précédée par la sensation de confiance, de sureté et de sécurité (cf. post#4).

Dans le cas de l’écrit de vérité, certaines limites existent, si le témoignage vécu est absent, et si cet écrit reste éminemment théorique. L’écrit pourra être au mieux incitatif à l’action de découverte de la vérité chez l’autre. Par exemple, le pouvoir des vérités absolues révélées dans les contes, et parfois même dans des récits imaginaires, façonne le système de croyance de l’être et peut, soit l’inciter directement à vivre les expériences vertueuses pour en découvrir la connaissance, soit le bloquer dans une forme pensée limitative si cette vérité absolue génère un rejet parce que l’être ne l’a pas comprise et qu’il la croit relative. Ainsi, il conviendra de faire très attention en la matière, car beaucoup de fausses lumières émaillent les écrits de bon nombre d’auteurs ! Les écrivains ne sont pas tous eux-mêmes passés à l’école philosophique du discernement entre vérité absolue et vérité relative. Dans ce dernier cas, l’écrit génère les cris. Et quand l’auteur se rend compte de l’écrit vain, il cesse d’être écrivain…pour écrire son propre livre de vie.


La vérité absolue découverte conduit donc à l’idée du beau, du bien et du bon. Comme nous le dit Platon dans la République (Livre VII, 517c), « l’idée du bien, il faut la voir pour se conduire avec sagesse, soit dans la vie privée, soit dans la vie publique ». Platon en vient à démontrer que les dirigeants de la cité doivent être formés pour ne venir au pouvoir que par nécessité ou devoir, et non par l’attrait que peut représenter l’exercice d’une fausse autorité pour acquérir un pouvoir personnel. Pour Platon, la cité parfaite n’est possible que si les philosophes, maîtres en amour, en amitié et en compassion (cf. post#5), prennent le contrôle de l’Etat. Cette condition n’était viable que par l’atteinte du 3ème grade dans l’école pythagoricienne, celui des maîtres « Politikoï », juste après celui des compagnons, les méditatifs « Sebastikoï », ou encore après celui des apprentis « Mathématikoï ». Selon la formule de Platon, la cité parfaite n’existe uniquement que si les rois se font philosophes ou les philosophes se font rois.

Mais pour que les philosophes disposent des compétences nécessaires pour diriger la cité, il faut en premier que s’opère en eux une conversion spirituelle : « Il s’agit de tourner l’âme du jour ténébreux vers le vrai jour » (La République, livre VII, 521c), cette révolution première du demi-tour dans la caverne pythagoricienne des apprentis philosophes Mathématikoï qui découvrent les lois de la nature (Physis).

Cette conversion de « l’œil de l’âme », de « la partie la plus noble de l’âme » maintes fois répétée par Platon (La République, livre VII, 518c-d, 532b, 533d) permet de monter jusqu’aux réalités intelligibles pour parvenir à la connaissance des Idées et plus particulièrement de l’Idée de bien « cause universelle de toute rectitude et de toute beauté » (La République, livre VII, 517c).

Puisque l’individu ne peut aller de lui-même vers la vérité intérieure révélée, et qu’en plus il doit faire cette démarche de façon accompagnée pour éviter de se perdre dans tous les méandres des différents plans de conscience incluant les voies de côté constituant à terme des impasses, il apparaît crucial de développer le grade de politicien philosophe dans une société appuyée sur une élite constituée d’Amis de la sagesse. Selon notre constat pratique sur des milliers de personnes, et pendant plus de 18 ans, puisque le gouvernement par le peuple ou démocratie s’avère être une pure utopie avec des élèves de différentes classes à l’école des vérités relatives si diverses, il semble important de dépasser notre constat des quelques 0.2 à 0.3% de réels motivés à vivre une initiation ésotérique individuelle, pour au moins ouvrir dans la société un espace du réel compatible au vivre ensemble en harmonie et au plus près des lois de la nature. En d’autres termes, c’est à un Etat que nous appelons Sophicratie® (cf. ouvrage La Bonne Nouvelle » ; Editions Croix du Salut, sept. 2019) de créer les conditions d’un ferment favorable au bien, au bon, au beau, et non à l’inverse tel que vécu jusque-là dans nos sociétés depuis au moins 35 siècles. L’Etat, guidé par des politiciens philosophes, doit installer un système stimulant et attractif pour que chacun puisse s’élever vers le haut, vers la cité parfaite dont parle Platon, et tout faire pour infléchir les tendances pluralistes qui conduiraient vers le bas, vers le mal-être, le laid et le mauvais. En clair, il s’agirait de procéder à la démarche inverse de toutes nos sociétés actuelles, une fois la gangrène du « mal luciférien » débarrassée du tissu social dirigeant.


Et voilà pourquoi, après les travaux d’Hercule de nettoyage des écuries d’Augias d’un Etat profond pédo-sataniste, une autre œuvre attend les amateurs de bien-être et d’art de vivre : installer les véritables conditions élévatrices d’une Sophicratie®, par rectification des modes de vie sociétaux, pour inciter le plus grand nombre à aller vers ce qu’il y a de plus beau, de plus vrai, de plus sain et de meilleur pour chacun et pour tous. A l’heure précise de la Révélation ou de l’Apocalypse où nous sommes, cette simple condition préalable de libération de l’emprise de l’Etat profond revêt déjà une gageure inouïe.

Une fois cette œuvre accomplie, par la suite, l’Etat se devra de montrer l’exemple afin d’être le guide ou l’éducateur incitant chacun à s’éveiller et à s’élever vers la vérité en soi. Mais ceci est une toute autre histoire…





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