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Perle Philo. #13 : Comparaison-rivalité-jalousie-esprit de compétition


Notre société toute entière utilise l’esprit de compétition, qu’elle l’emploie dans le domaine du sport, du travail, ou dès les premiers apprentissages scolaires. Ce formatage, très puissant et très présent, fait-il partie de notre nature intrinsèque d’être humain, ou bien est-il artificiellement et culturellement plaqué sur nous ?


Dans l’accompagnement philosophique pythagoricien, l’objectif premier consiste à commencer par retirer, par le biais du massage spécifique M.I.E.L., toutes les carapaces électromagnétiques inutiles qui ont été projetées sur un être humain (peurs des autres, modèles du monde des autres, jugements des autres et projections d’énergie). Le constat de ces initiations ésotériques pythagoriciennes autour de ce thème central est sans appel. Avec un recul sur l’accompagnement de milliers d’êtres humains, ce sujet est revenu de façon récurrente. Il n’a pu être traité qu’en se débarrassant de l’esprit de compétition et de ses corollaires ou conséquences, que sont la jalousie, la rivalité, et l’esprit de comparaison, quand ce dernier est utilisé à des fins de jugement de l’autre.

Comme il apparaît clairement qu’au début de sa vie chaque individu a déjà sa place prévue en société, faut-il pour autant se mettre dans une posture compétitive avec soi-même ou avec un autre pour au final prendre cette place ? Que tout soit fait pour aider un individu à trouver sa fonction, à manifester son rôle en y déployant son essence propre, paraît fondamental.

Mais est-ce véritablement sur ce thème que la société porte l’accent ? Très clairement non ! Combien d’exemples de familles avez-vous autour de vous, où les enfants sont appelés à jouer quasiment le même rôle qu’un de leurs parents, quand il ne s’agit pas carrément d’en assurer le prolongement ? Regardez dans les familles d’agriculteurs, d’entrepreneurs, de militaires, de médecins ou de soignants, d’ingénieurs, ce qui se passe. Est-ce bien le rôle de l’enfant de poursuivre la tâche parentale ? Parfois, cela peut être le cas, mais c’est assez rare quand on y prête attention. En effet, lors de la première séance avec un philosophe initiateur, le constat est invariablement le même. Il s’avère que les premiers modèles du monde qui doivent être éliminés en terre sont justement les modèles hérités des parents.

Et que reste-t-il en-dessous, une fois les carapaces enlevées ? Il demeure juste l’être humain vu dans son essence première, et auquel sa conscience supérieure lui rappelle son plan de vol décidé avant de s’incarner. Car elle est là la tâche principale et première de chacun, trouver la réponse à trois grandes questions fondamentales : qui suis-je ? D’où je viens ? Où je vais ? Et ce n’est qu’une fois les réponses obtenues que nous pouvons ensuite construire ce projet de vie et cheminer, harmonieusement guidé par notre conscience supérieure, vers cet objectif déjà préalablement programmé.

Pourtant, par souci de conformisme, pour ne pas faire de vagues, pour être reconnu, par souci purement alimentaire, il s’avère que la majorité des êtres humains préfère ne pas oser sa légende de vie.

Et ce faisant, l’homme va donc assumer l’option en conséquence, de rentrer en compétition avec d’autres sur un poste où il n’est manifestement pas heureux, où il ne se réalise pas, où il deviendra un éternel frustré. Entrant dans cette compétition, aiguisé par l’esprit de comparaison inculqué très tôt dans l’éducation sous forme de jugement, il va jalouser son voisin qui réussit, ou bien il va rivaliser avec lui.

Aurait-il les moyens, tout seul, d’éviter cette situation en cherchant simplement à être qui il est vraiment ?

Nos observations de philosophes pythagoriciens sont claires à ce sujet. Non, assurément pas, car les carapaces électromagnétiques de ces formatages initiaux, de cet éventuel besoin de survie, besoin de sécurité physique ou psychologique, les manteaux d’appartenance au clan déposés sur lui dès son plus jeune âge, cette quête de reconnaissance des autres, le besoin de se réaliser selon les canons de la société, sont beaucoup plus forts que la simple énergie pour trouver qui il est vraiment, et ce qu’il est venu accomplir en cette vie.


Tout débute et procède donc d’un dépouillement, appelé la circoncision en esprit dans l’évangile de Thomas (logion 53 : « Ses disciples lui dirent : la circoncision est-elle utile ou non ? Il leur dit : si elle était utile, leur Père les engendrerait circoncis de leur mère. Mais la véritable circoncision en esprit est tout à fait utile »).


Nul être ne peut se trouver véritablement si un tiers ne l’aide pas d’abord à déposer les champs de personnalité des autres qui sont venus se plaquer sur lui. La physique du piégeage d’énergie dans les isolants, qui préside à la compréhension des mécanismes de la douleur dans notre corps majoritairement isolant, nous en donne la clé. La densité d’énergie de ces manteaux des autres est d’un ordre de grandeur un million de fois plus grande que l’énergie initiale de l’être qui réside au fond de lui.

Ce mécanisme, qui paraît injuste de prime abord, est finalement juste quand on y regarde de plus près. Tout être est venu apprendre d’une situation initiale qui est le plus souvent le reflet d’une vie passée non accomplie, pour apprendre à en sortir et à la dépasser. Dans ce cas de figure, il y a bien un premier temps de la vie où l’être va bander un arc pour retrouver la tension de ces situations passées, afin ensuite de décocher sa flèche pour en sortir, et ouvrir le temps à sa légende de vie. Il s’agit bien d’un mécanisme planificateur.

Les deux seuls bémols de taille à cette situation, sont que, d’une part dans la société il n’y a pas assez d’initiateurs pour aider chacun à se dépouiller des anciens manteaux, et que d’autre part, ce processus n’étant pas reconnu, la société n’a pas bâti les aides et les moyens pour envisager les reconversions de chaque être décochant sa flèche pour ouvrir à sa légende de vie.

Pourtant il s’agit bien d’un pari gagnant-gagnant pour la société, et tout financier ou homme politique intelligent et censé comprendrait à la fois l’utilité de cette conversion ainsi que la richesse de la création qu’elle contient pour le développement de meilleures solutions sociétales à venir, et à la fois l’utilité qu’il y ait des philosophes initiateurs en grand nombre pour aider chaque être à se dépouiller de ce qui le freine.

Se dépouiller ainsi de tout artifice compétiteur, engendrant par voie de conséquence rivalité et jalousie, nous paraît essentiel afin que chacun puisse se révéler tel qu’il est, et ouvrir à son chemin de vie programmé au plan de l’âme avant de descendre en incarnation.


En ce qui concerne la comparaison, si elle est limitée à la mesure factuelle d’une situation, pourquoi pas. Mais comme la plupart du temps, cela va bien au-delà d’une simple mesure, et qu’il y a l’induction d’un jugement de goût du style : « Tu es plus ou moins doué que telle ou telle personne », il convient d’y prêter attention pour régler cette blessure de jugement de comparaison.


En conclusion, ce que cache une quête de la compétition, une rivalité, une jalousie, ou un jugement de comparaison, c’est invariablement une reconnaissance de soi au niveau spirituel le plus élevé. L’énorme avantage de l’initiation philosophique pythagoricienne est que cette reconnaissance s’obtient en vivant très concrètement la nature de notre trinité divine, et non en la théorisant ou en la faisant passer à tort pour un mystère.

Quelle magie, y compris pour l’initiateur philosophique qui accompagne, d’assister à l’éclosion de cette souveraineté complète de l’être, au raccordement de la créature à la fois à son double de lumière aimant dans le présent (La Mère), à son bâtisseur connaissant du passé (Le Fils), et à son architecte créateur programmateur de son futur (Le Père) !








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